Chiens de paille (2011) critique

Obtenu un certificat X lors de sa sortie au cinéma en 1971 et interdit sur vidéo entre 1988 et 2002, l’histoire de Sam Peckinpah d’un homme civilisé trouvant son monstre intérieur pour survivre à un assaut de violence irrationnelle comprenait un viol violent, une émasculation fréquente et une vengeance graphique.

En partie repensé occidental pour l’ère du Vietnam, en partie précurseur d’horreurs nauséabondes commeLa dernière maison sur la gauche,Je crache sur ta tombeetMs.45,Chiens de pailledéclenché des débats sur la violence à l’écran qui seraient attisés par l’arrivée de Stanley KubrickUne orange mécaniqueseulement deux mois plus tard.

Le remake de Rod Lurie transpose l’action de Cornwall nuageux au Mississippi collant mais garde la chair de l’histoire intacte, ainsi que la violence.

Si cela ne déclenche rien comme la fureur de l’original de Peckinpah, c’est parce que la sensibilité libérale de Lurie lui fait raser quelques-uns des bords rugueux et ambigus, mais c’est principalement parce que la violence extrême fait désormais partie intégrante du cinéma grand public moderne..

Fidèle à quelques sous-intrigues extrêmement pratiques et à quelques affaires désagréables avec le minou familial,Chiens’11 voit le scénariste David Sumner (James Marsden, entrer dans les chaussures à semelles souples du mathématicien de Dustin Hoffman) et l’épouse de l’actrice de télévision Amy (Kate Bosworth, remplaçant Susan George) de retour dans l’idylle de l’enfance rurale d’Amy.

A peine ont-ils monté un piège à ours sur le mur qu’ils sont menacés par un groupe de gens du coin menés par l’ex viril d’Amy, Charlie (Alexander Skarsg&aring, rd, toute fausse politesse et pecs fabuleux).

En maintenant la montée en puissance lente, la suspicion ville contre pays et le dernier acte gorgé de sang, le remake de Lurie a beaucoup à se féliciter, notamment la prise aux mâchoires d’acier de Bosworth sur Amy (Marsden va aussi bien, bien qu’il soit trop chamois pour tordre le moindre sorte de révélation de son équipage culminant).

Là où il tombe, c’est dans sa détermination à clarifier: la signification cryptique du titre est expliquée clunkly, Amy’s &lsquo, complice du flirt écourté, et le débat nature vs nourrir la propension de l’homme à la violence répondu par des coupes croisées entre Amy violée et David tuant un cerf alors qu’il s’inscrit pour ce rite de passage américain, la chasse au cerf.

Malgré tout, c’est l’un des meilleurs remakes d’un titre du patrimoine des années 70, réalisé avec soin et considération. Peut-être un peu trop…

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